Session images avec le photographe naturaliste Jacques Blot à la ferme des Simples

Une cicadelle tellement élégante dans sa tenue rouge et noire s’est juchée sur une fleur de poireau. Jacques l’y attendait. Lui succède une ravissante guêpe tandis qu’à côté, une cétoine dorée s’enivre des odeurs de l’hélichryse. Jacques Blot est photographe naturaliste. Il connait donc bien ce petit monde avec lequel nous cohabitons ici à la Ferme des Simples. Ce mardi matin, il est venu pour nous faire une belle série pour nos besoins en com. Voilà qui nous arrange bien car je n’ai plus d’appareil photo depuis six mois et que suite à une chute de disque dur, j’ai perdu tout mon stock d’images. Quinze années de travail effacées d’un coup. Ni chaud, ni froid. C’est la Vie. La photographie n’immortalise rien du tout. Car aussi belles soient les images, rien ne vaut la Réalité de l’instant vécu. Quoiqu’il en soit, j’ai été très touché par les photos de Jacques. Car la photographie donne à voir. Je reconnais bien notre petit monde dans ces photos. C’est ainsi que nous le voyons tous les jours.

Le Bois sacré

« Les forêts étaient autrefois les temples des divinités ; aujourd’hui encore, les simples habitants des campagnes consacrent un bel arbre à un dieu avec le rituel des anciens temps ; et nous adorons les bois sacrés et jusqu’au silence religieux qui y règne avec autant de dévotion que les statues où resplendissent l’or et l’ivoire. »

Pline, Histoire naturelle, XII-3

« S’il vous arrive d’entrer dans un bosquet d’arbres vénérables qui se dressent, majestueux au dessus des autres et dont les sombres rameaux entrelacés vous dérobent la vue du ciel, vous sentez la présence d’un esprit dans ce lieu. Telle est la noblesse du bois, la solitude du lieu, la solennité de l’ombre opaque. »

Sénèque, Epist. IX-12-3.

La notion de bois sacré renvoie à de nombreuses pratiques répandues dans le monde entier. Elle nous renvoie à nos origines d’animaux évoluant dans un milieu principalement forestier. Encore vivace en Afrique, le bois sacré y est le lieu de résidence des esprits, qu’il s’agisse de celui des Anciens ou de celui des divinités locales. C’est là que se tiennent les initiations pour les jeunes qui doivent apprendre les lois secrètes et les relations invisibles qui régissent le cosmos.

« Il semble que les bois sacrés aient été très répandus dans toute l’Europe de l’Ouest pendant la préhistoire. Il s’agissait de bois naturels ou plantés où il était estimé que la divinité locale résidait; de bois temples, où un temple était entouré d’arbres plantés; et des bois entourant ou couvrant les lieux de sépulture. Un trait commun de ces zones était leur inviolabilité; seuls les prêtres ou les organisateurs d’une cérémonie pouvaient y pénétrer. Dans certaines traditions, l’abattage d’un arbre dans un bois sacré pouvait signifier la mort du coupable. Il existe encore aujourd’hui des traces des bois sacrés druidiques dans certaines zones de la France, du Royaume-Uni et de l’Irlande.
L’ancien bois sacré de Nemi, près de Rome, en Italie, était consacré à la déesse Diane (Artémis dans la mythologie grecque), la divinité de la chasse (Brosse, 1989). Le nom de Nemi vient du grec et du latin nemos/nemus qui signifiait une forêt renfermant des pâturages, des bois et un groupe d’arbres considérés comme sacrés. Au sein d’un nemus on aménageait des clairières pour y faire paître les animaux.
Presque chaque tribu de l’ancienne Gaule paraît avoir possédé un nemeton ou lieu sacré de réunion entouré d’arbres et protégé par eux. Il s’agissait des centres du rituel religieux, et leur destruction était vue avec la même horreur qu’aurait provoqué la mise à feu d’un temple ou d’une église aujourd’hui. D’après Matthews et Matthews (2002), «… de nombreuses agglomérations [en Europe] étaient construites auprès des sites d’anciens bois, ou en ont tiré leur nom. Une fois que le christianisme s’est propagé à travers le monde occidental, les nemeton ont été détruits et des églises chrétiennes construites sur leurs cendres…». Aujourd’hui encore, dans les pays celtiques, on peut observer des offrandes de rubans suspendus à des buissons autour des puits sacrés, une ancienne coutume où la nature était vénérée comme une divinité féminine ou un principe de «mère terre».
Au plan politique, le «bois sacré» d’un groupe pouvait représenter une menace pour un autre, et les conquérants détruisaient souvent ces lieux pour exercer leur pouvoir sur les populations locales. Comme le narre Lucanus, par exemple, au cours du premier siècle César fit abattre un des bois sacrés des Gaulois afin d’abolir ce que les Romains considéraient comme des pratiques païennes. Pendant le Moyen Age, l’église chrétienne détruisit les bois sacrés celtiques et druidiques dans toute l’Europe dans le même but; l’interdiction imposée par l’église d’adorer les arbres et d’accomplir tous les rites connexes était peut-être due au fait que les premiers gardiens des arbres non seulement possédaient des connaissances (en général, sous forme de calendriers de plantation, propriétés médicinales des plantes, y compris les arbres, et d’autres types de savoir) mais exerçaient leurs pratiques et dispensaient leurs enseignements clandestinement et auraient pu représenter une menace politique; la destruction de leur «bibliothèque», pour ainsi dire, privait les magiciens de leur pouvoir
. »

Source FAO http://www.fao.org/3/y9882f/y9882f15.htm#TopOfPage

Les Gaulois, Peuples de la forêt

Lorsque César envahit la Gaule, le pays est essentiellement forestier. Il semblerait que les tribus Gauloises aient entretenu une relation presque symbiotique avec la forêt, y trouvant refuges et ressources. On trouve de nombreuses mentions des arbres sacrés dans les légendes dorées des évêques carolingiens évangélisateurs de la Gaule, qui se firent gloire d’avoir abattu les arbres les plus révérés par les païens. L’industrie romaine contribua largement au défrichement de ces forêts, que ce soit pour y trouver matière à la construction de navires ou alimenter les fours des potiers. Qu’on imagine les tribus amazoniennes assistant à la déforestation de leur milieu nourricier. C’est le même effroi que nos ancêtres ont du ressentir face au rouleau compresseur de l’impérialisme romain. A noter que lors de la bataille d’Alésia, les Lémovices envoyèrent leur chef Sedullos (« arbre ») au secours de Vercingétorix.

*Sources : La forêt gauloise vue des textes (Actes du colloque sur la forêt, Paris, 1967
https://www.persee.fr/doc/ista_0000-0000_1989_ant_396_1_2690#ista_0000-0000_1989_ant_396_1_T2_0158_0000

Un paganisme paysan solidement enraciné

Le mot païen dérive de la même racine latin pagus qui a donné les mots paysan, pays, paysage, campagne. Le pagus est une sous-division administrative romaine. Loin des villes, il s’agit d’un monde rustique, peu romanisé, où les croyances animistes gauloises ont perduré. De l’indo-européen pak, ce qui est fixe, solide.

Le pain des elfes

Les Gaulois estimaient au plus haut point la sphaigne pour ses nombreuses vertus et usages. Utile pour les maladies respiratoire, c’est un anti-oxydant. Agent de fermentation comestible, il entrait dans la composition du pain. Le lichen est un indicateur précis de la pollution des airs et de la bonne santé des forêts. Utilisé en parfumerie, il délivre une odeur subtile et musquée qui est la signature des meilleurs parfums. En teinturerie, on en tire le violet qui faisait la beauté des toges des sénateurs romains.

*Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Evernia_prunastri

Role écologique des vieux arbres

Les vieux arbres sont des semenciers. Tels la reine chez les abeilles, ils produisent une quantité incroyable de graines qui est une manne pour tout ce qui vit, oiseaux, insectes, mammifères. Ils séquestrent des tonnes de carbone et même morts, continuent à faire vivre tout un monde. Nos Ancêtres qui vivaient dans les forêts ne pouvaient pas les ignorer puisqu’ils étaient pour eux source de vie, de chaleur et de nourriture. Connectés par le mycélium, ces « mêres des arbres » reconnaissent, nourrissent et éduquent leur progéniture, les obligeant à ne pas grandir trop vite afin de gagner en force et en résilience. C’est ce qu’à pu prouver le botaniste italien Stefano Mancuso et que confirme le français Francis Hallé. Les végétaux, qui composent 99.8 % de la biomasse, sont la forme de Vie prédominante sur notre Planète verte et bleue. Nous, animaux hominidés, sommes insignifiants et totalement dépendants de plantes qui nous permettent de vivre.

L’arbre, objet patrimonial garant de notre futur

Alors que mille chênes centenaires ont été abattus pour restaurer la charpente de Notre-Dame de Paris, les vieux arbres de nos campagnes doivent être cartographiés, classés et protégés au même titre que les clochers de nos villages. Témoins des siècles, ils font partie de notre patrimoine local et devraient faire l’objet de notre fierté et de tous nos soins. Il nous faut raconter leurs histoires, leur rôle écologique, donner des noms aux plus remarquables d’entre eux, les honorer avec des rubans et des guirlandes, créer des itinéraires touristiques, en faire des lieux de culte et de pèlerinage. Nos vieux arbres doivent redevenir des divinités locales qui nous relient aux forces chtoniennes du Passé.

Spirale mimétique (histoire de mes brebis)

Patrick et Sophie ont sauté le pas. Adieu Paris, ils s’installent en Limousin. Ils étaient ingénieurs, il seront maraichers.
C’est bientôt l’hiver et Patrick prépare le bois. Il est très fier car il a coupé deux stères.
Jean-François, le vieux voisin, s’accoude à la barrière et observe :
– C’est bien du travail.
– Je ne vous le fais pas dire. Parait que l’hiver peut-être rude en Limousin.
– Faudrait pas se retrouver dépourvu.
Et de cracher dans ses mains et de se mettre à son tour au travail. Une brasse.
Sophie dit à Patrick :
– Tu vois ce qu’il a fait ? Fais-en plus.
Patrick s’active. Quatre stères de plus. Il hèle Jean-François dans sa cour.
– Alors Jean-François, il va être froid cet hiver ?
– Ben ça, faut croire. On est jamais trop prudent.
Sophie est inquiète. Patrick se démène. Le tas grandit.
De l’autre côté de la barrière, Jean-François en fait autant.
– Vous ne vous ménagez pas.
– Et oui, l’hiver va être froid.
– Ca pour sur.
Sophie :- T’as entendu ce qu’il a dit ?
Patrick repart pour deux brasses. Il est en nage.Jean-François aussi.
– Voilà un beau tas de bois.
– J’espère bien. On ne veut pas mourir de froid.
– Vous avez bien raison. J’en frissonne d’avance.
Et ça scie, et ça cogne de tous les côtés. Des stères, des brasses, ils ne comptent même plus.
Essoufflé, Patrick hèle Jean-François.
– Si j’ai bien compris, on va tout droit vers un petit âge glaciaire. Moi qui croyait qu’on aurait plus d’hiver. Mais dites-moi, Jean-François. A quoi devinez-vous que l’hiver va être si froid ? On a pas même pas vu encore passer les grues !
– Et bien voyez-vous, mon brave père me disait toujours « nous autres, nous ne sommes que de pauvres paysans ignorants. Si tu veux devenir quelqu’un, regarde les gens de la ville et fais comme eux. Parce que eux, ils savent ».

Un petit bilan du confinement

Notre bonhomme se souviendra du confinement comme d’un beau Printemps. Nous aussi. Nous avons pu travailler à nos chantiers, mettre en place nos cultures, commencer nos cueillettes. Sur le plan économique, nous n’avons pas pu accueillir de visiteurs pour les vacances de Pâques et dû annuler nos animations. Nous n’avons eu aucun revenu depuis Janvier. Évidemment, notre trésorerie est plus que tendue. Mais qu’à cela ne tienne : comme nous n’avons pas tous nos œufs dans le même panier, nous nous rattraperons sur les ventes de produits cet été. Quand bien même notre quotidien n’aura été finalement que très peu affecté, nous avons vécu cette période avec émotion en pensant à tous ceux qui étaient privés de la liberté aussi vitale que fondamentale d’être en contact avec la Nature.

Bambin limousin en plein confinement

La période actuelle confirme la pertinence de nos choix de vie. Nous n’aurions pas supporté l’enfermement entre quatre murs. D’une certaine façon, nous sommes déjà confinés toute l’année : nous ne partons pas en vacances (une semaine en janvier) et nous nous déplaçons habituellement qu’une fois ou deux fois par semaine. Quand nous avons envie de vacances, nous nous posons un quart d’heure et nous admirons le paysage. Quand bien même le prix des denrées alimentaires exploserait, nous ne serions pas otages. Nous avons le potager, les poules et le cellier est plein de conserves de l’Automne dernier. Nous gagnons très peu, nous travaillons beaucoup mais nous jouissons d’une qualité de vie devenue rare bien qu’elle ait été la norme il n’y a pas si longtemps.

D’après les médias, de nombreux français souhaitent revenir vivre à la campagne. Alors que la vie urbaine devient de plus en plus hostile à notre biologie, il faut le souhaiter. Un million de paysans pour 2025 ?

Le sacre du Printemps

Hier, les arbres ont débourré. Pour qui n’aurait jamais vécu ce moment magique, comment le décrire… c’est un feu d’artifice. C’est la fête végétale. C’est un spectacle total en son et en lumières. Voilà le bon moment pour sortir l’appareil photo et aller se balader dans la prairie. Alors que beaucoup sont confinés dans une cage à lapin entre quatre murs, cela peut paraitre décalé. En même temps, c’est le cours normal des choses : tous les enfants du monde devraient pouvoir vivre ce moment magique. Pourquoi ce qui était la norme il y a 50 ans encore est-il devenu un luxe impossible ? C’est un choix de société. Mais c’est aussi les choix de chacun. Alors que 50% des agriculteurs vont prendre leur retraite ces cinq prochaines années, ce sont autant de terres qui pourraient être rendues accessibles à des néo-paysans pour réinventer l’agriculture de demain et la souveraineté alimentaire. Qui ne voudrait pas voir grandir ses enfants dans un tel environnement ? Ecologie, souveraineté, résilience, plaisir des sens, connexion avec notre Nature, tout nous ramène à un modèle néo-paysan. Souhaitons que ces photos suscitent des vocations.

Bonne année 2020

Une année qui commence, c’est l’occasion de faire un bilan et de dessiner des perspectives pour celle qui vient.

2019 fut notre première année d’activité. Nous avons cultivé 1200m2 de plantes aromatiques, élaboré et lancé notre gamme de produits, tisanes, sirops, gelées, sels aux herbes, que nous avons vendu sur le marché local. Nous avons également assuré 22 animations à la ferme pour 130 personnes, accueillis 15 wwoofers et 20 nuitées en chambres d’hôtes. Notre chiffre d’affaire correspond au tiers de notre objectif (pouvoir se payer un SMIC !), que nous pourrions atteindre l’année prochaine.

Nous avons pris du retard sur nos chantiers : le séchoir à plantes devrait être achevé d’ici la fin du mois et nous n’aurons pas fini le laboratoire de transformation avant l’Eté. Nous avons surtout travaillé à la mise en place de notre autonomie familiale : poulailler, brebis, nettoyage des bois et coupe pour le chauffage, récolte et transformation des châtaignes, conserves du potager, jus de pomme, etc… Nous nous sommes aussi beaucoup investi dans le collectif, notamment dans les associations Saint Junien Environnement et Vayres Oradour Defense Environnement.

Quand bien même nous vivons dans un milieu préservé, nous sommes aux premières loges pour assister à la diminution des populations d’insectes et d’oiseaux, les ravages du cynips sur nos châtaigniers, des haies arasées, des zones humides drainées, des ruisseaux comblés, des décharges sauvages, des terres agricoles artificialisées, autant de pratiques toxiques mais encore courantes par chez nous. Nous nous inquiétons aussi de la menace sur les paysages qu’implique les projets d’éoliennes et de parcs photovoltaïques destinés à alimenter la Croissance verte. Pour nous qui nous efforçons de vivre au plus simple pour diminuer notre impact environnemental, il est difficile d’accepter qu’on nous impose des éoliennes industrielles devant chez nous pour alimenter la consommation de ceux qui veulent toujours plus. Pourquoi ne pas commencer par des économies d’énergie avant de massacrer les paysages ? L’énergie doit bien venir de quelque part : pourquoi pas des projets citoyens pour desservir notre consommation ?

Depuis le mois de janvier, nous avons la chance d’avoir de nouveaux voisins au village du Poulier, situé à 400m à vol d’oiseau. Ils sont huit (pour l’instant), jeunes, fringants, plein de projets et d’idées pour vivre autrement, plus simplement, naturellement, construire du collectif, travailler notre résilience. Ils se sont regroupés en association, Terra Nostra, et ils ont acheté la moitié des maisons du village du Poulier. Partageant les même idées et les même valeurs, nous allons pouvoir mutualiser des outils, des moyens, des ressources, du travail. Construire du commun. Voilà qui va donner des ailes à nos projets respectifs.

L’année commence donc avec la promesse de belles aventures. Il en faut : alors que notre monde semble plus fragile que jamais, il est plus que jamais nécessaire d’initier des oasis de résilience et de créativité. Alors que les gouvernements et les institutions semblent plombés par l’inertie, voir le déni, c’est à nous, citoyens, de reprendre l’initiative et la maitrise de nos vies. Nous voulons des campagnes jeunes et foisonnantes d’initiatives citoyennes, nous voulons de la biodiversité, si nécessaire à notre qualité de vie, sinon de survie.

En conclusion, nous adressons un grand remerciement à tous ceux qui nous ont aidé en 2019 à la mise en place de notre projet, famille, wwoofers, amis, voisins, et nous souhaitons à tous de réaliser le bonheur de vivre sans artifices, tout simplement, tout naturellement, pour que d’autres puissent aussi vivre.

Automne

L’Automne en Limousin, c’est un temps d’abondance : récolte des pommes, des châtaignes, du raisin, des champignons, des noix, la Terre nous offre ce qu’elle a de meilleur, quand bien même ce n’est pas forcément le fruit de notre travail. Toute une communauté a contribué à ce que nous récoltons : les wwoofers, les copains, la famille, les abeilles, les vers de terre et toute une cohorte d’êtres vivants.
C’est que l’Automne, c’est aussi le temps des morts, tous ceux qui nous ont précédé et qui nous ont légué ce pays en héritage, avec ses paysages, ses cultures, dont nous récoltons aujourd’hui les fruits.
Le bûcher attend l’hiver alors que les premiers vols de grues traversent le ciel. Signe des temps.

Joyeux anniversaire

Il y a un an, précisément, nous débarquions des Pyrénées avec notre vieux fourgon épique chargé jusqu’à la gueule. Nous étions heureux de pouvoir enfin réaliser nos projets. Un an plus tard, nous le sommes toujours. Mieux : comblés. En un an, nous avons lancé les cultures du jardin de plantes aromatiques et médicinales, démarré la production et la vente de nos sirops et tisanes en circuits courts, accueilli nos premiers hôtes à la ferme et assuré plus d’une quinzaine d’animations. Nous avons aussi replanté une quinzaine de fruitiers, réhabilité la prairie et la châtaigneraie, ouvert des accès, dégagé les futures emplacements du camping à la ferme, construit un poulailler et son parcours.
Nous n’avons pas encore finalisé le séchoir et le laboratoire de transformations qui devraient être terminés cet hiver.
Pas mal pour une première…

Un an entre ces deux photos. Mea culpa : le gazon est moins bien tondu… 🙂