A la ferme des Simples, nous concevons l’écologie comme un mode de vie impliquant tous nos actes quotidiens : l’alimentation, bien sur, l’habitat, nos modes de production, de consommation et de déplacement, la gestion de nos déchets, etc… Ces pratiques peuvent être synthétisée en quelques mots-clefs : bio, local, objectif zéro-déchet, permaculture, simplicité heureuse, qualité de vie. En bref, tout l’inverse d’un écologie punitive. Au contraire, ce qui est en jeu, c’est bien le plaisir de vivre, tout simplement, naturellement.

Minuit moins deux

Dans sa folie consumériste, l’économie mondialisée est en train de compromettre irrémédiablement l’équilibre des écosystèmes. Sur Terre et dans les Mers, c’est déjà plus de la moitié des espèces d’oiseaux, de reptiles, de poissons, d’insectes, de mammifères, de végétaux qui ont disparu au cours de ces cent dernières années, sans compter les innombrables formes de vie microscopiques dont nous commençons tout juste à comprendre le rôle essentiel au sein des écosystèmes. Parce que la faculté de résilience du Vivant sont intrinsèquement lié à la biodiversité, parce que le spectacle d’une Nature en pleine santé nous réjouis le cœur, nous souhaitons de toutes nos forces laisser un environnement viable à nos enfants. Ceci implique évidemment d’ajuster nos pratiques de vie afin de minimiser notre impact environnemental et de favoriser cette biodiversité.

Comprendre le Vivant

Pour nous, l’écologie n’est en aucun cas une idéologie politique ou une bien-pensance un tantinet bigote mais une compréhension factuelle et pragmatique du fonctionnement des écosystèmes fondée sur l’observation scientifique. Parce que le Vivant nous passionne, nous nous documentons en permanence à partir de différentes sources : revues et ouvrages naturalistes, web, et bien sur notre expérience et nos prises de conscience personnelles. L’écologie telle que nous la vivons est donc incompatible avec des prises de partie dogmatiques. Comme la vie, la connaissance est une évolution permanente. De ce point de vue, nous vivons une époque passionnante du fait des avancées incroyables dans le domaine de la Biologie et des connaissances naturalistes. Neurobiologie, éthologie, communication des plantes, rôles des symbioses, nouvelles approches systémiques et holistiques, chaque découverte nous amène à repenser progressivement notre relation au Vivant et forcément, nos approches agricoles, alimentaires, et même économiques ou politiques. Ce bagage théorique ne devient effectif qu’à partir du moment où il se traduit par des applications concrètes.

Des actions concrètes

De l’observation et de l’analyse, nous passons à l’écologie pratique. Par ce terme, nous désignons un ensemble de pratiques quotidiennes ayant pour but de minimiser notre impact :

  1. Proscrire le superflu et le gaspillage.
  2. Recycler et valoriser les déchets (toilettes sèches, récupération de textiles, de matériaux, d’outils).
  3. Privilégier les matériaux écologiques (alimentation bio, habitat écologique, etc…).
  4. Rationaliser et optimiser nos déplacements (vélo, bus, covoiturage).
  5. Privilégier les circuits courts (et donc les produits locaux).
  6. Faire le maximum par nous même.

Ainsi, nous fabriquons nous même nos produits ménagers et hygiéniques, utilisons des toilettes sèches, nous fréquentons les brocantes et les vides greniers, nous achetons en gros, bio, sans emballage et jamais de produits transformés… et bien sur, nous produisons la plus grande partie de notre alimentation.