Nous sommes Mathilde, Jean et Étienne, notre nain de jardin. Dans une vie précédente, nous avons vécu à Paris (et ailleurs). Jean était photographe, il a beaucoup voyagé, tandis que, Mathilde, Normande d’origine, était chercheuse en patrimoine. Asphyxiés par le béton, affolés par les enjeux environnementaux et l’idée que notre monde devienne bientôt invivable, nous aspirions à vivre plus naturellement. Et puis à être heureux. Tout simplement. Dans un premier temps, nous avons quitté Paris pour les Pyrénées Orientales où nous sommes restés quatre ans. Nous nous sommes d’abord intéressés aux plantes et aux services essentiels qu’elles nous procurent. Nous avons fondé l’Association La Voie verte, avec laquelle nous avons animé des Balades salades. Nous avons appris à identifier, cuisiner, et conserver toute une variété de ressources sauvages et/ou cultivées. Poc à poc, nous sommes arrivés à l’idée de la Ferme des Simples, un lieu dédié à notre autonomie familiale, à l’expérimentation, et la valorisation du végétal.

En septembre 2018, nous avons trouvé le lieu favorable à la réalisation de nos projets. C’était à Vayres, en Limousin, un pays où Jean avait déjà des racines bien mychorizées. La tradition paysanne y est encore vivace, la Nature préservée et le territoire attire un nombre croissant de néo-ruraux.

La ferme se présente sous la forme d’une grande longère rénovée avec goût ouvrant sur un verger prolongé par un grand jardin en terrasses, un bâtiment dédié à la production, une prairie traversée par un ruisseau, et une châtaigneraie.

Le jardin de production vu depuis la châtaigneraie

Nous sommes installés dans les murs en septembre 2018. Partant de l’existant, nous posons jour après jour les différentes briques de notre petit projet de vie familial : le jardin de production, le potager, le poulailler, le verger, un petit élevage de brebis, l’aménagement de deux chambres d’hôtes, le séchoir et le labo de transformation, et bientôt une serre, un système de récupération des eaux de pluies, une table d’hôtes, réhabiliter la châtaigneraie, un camping à la ferme, des séjours et des ateliers. Nous avons démarré nos productions au Printemps : pestos (ail des ours, coriandre, basilic), sirops de fleurs sauvages (sureau, thym, acacia…), sels aux herbes. Notre gamme évoluera dans le temps en fonction des expériences, des contraintes et des envies. En plus de la partie production, nous faisons de l’accueil à la ferme (chambres d’hôtes) et nous animons tout un calendrier d’animations familiales autour de l’écologie pratique, de l’autonomie, des plantes, avec pour objectif de vulgariser les savoirs faire qui permettent de vivre au plus simple et au plus naturel et de cultiver le bonheur au quotidien.

Nous vous invitons à partager notre quotidien

Nain de jardin élevé en plein air au bon grain

Chaque matin à 7h30, nous petit déjeunons copieusement et nous faisons un point sur les tâches de la journée. Puis, chacun vaque à son travail, parfois collectif, parfois individuel, selon les goûts, les aptitudes, les impératifs, les saisons et les variations de la météo : cueillettes, transformation des plantes (séchage, préparation de sirops, gelées), bricolage, entretien du jardin (semis, repiquage,sarclage, paillage, arrosage, etc..), conception ou réalisation de divers chantiers, préparation du bois de chauffe… et puis bien sur, les jours de pluie, la communication, l’administratif… les jours se succèdent mais ne se ressemblent jamais. C’est une aventure du quotidien. Il y a toujours un chantier en cours, des urgences à parer, des compétences à acquérir : jardinage, biologie, santé des plantes, des animaux, des outils, la gestion de la maison, les relations humaines… Gérer une ferme est un art total qui engage tout notre être, corps et esprit. C’est un organisme complexe, symbiotique, avec lequel on vit et co-évolue. Nous employons quelques outils motorisés mais très peu. Notre mode de gestion s’apparente à la permaculture. Observant et apprenant chaque jour sur les plantes, les arbres, les insectes, les animaux, nous acquérons peu à peu une culture de la Nature, c’est à dire une compréhension de petit écosystème.

Notre petit Kubota qui nous rend de fiers services. Merci Romain !

Loin d’être ingrates, les tâches physiques et répétitives, sont l’occasion de laisser l’esprit se reposer, méditer, d’observer le corps travailler et d’écouter le chant des mésanges, des roitelets et du coucou. Les tâches ménagères sont partagées par tous les occupants de la maison. C’est l’occasion de s’initier à nos pratiques : fabrication des produits ménagers, objectif zéro déchet, compostage, toilettes sèches, optimisation de la consommation d’eau, mais aussi préparation du pain, des yaourts, des boissons, etc…

La journée est ponctuée par les repas, préparés en commun sous la conduite vigilante de Mathilde. Notre nourriture est simple, saine, savoureuse, équilibrée, bio, locale. Peu de viandes. Beaucoup de plantes sauvages ou cultivées.

Invitation au voyage


Petit rituel de fin de journée : le tour du jardin. C’est l’heure où les grenouilles, les grillons et les courtilières chantent de concert, l’occasion de faire l’état des lieux de chaque plante, mais aussi d’appréhender les tâches du lendemain. Poésie et efficacité peuvent marcher de paire. Nous allons les pieds sur Terre et la tête dans les étoiles. Lorsqu’il fait bon le soir, on dîne au jardin. Le clair de lune peut être propice à un peu de musique, des histoires ou des discussions. Les chouettes hululent dans le noir. Chez nous, le ciel est sans voile et on peut admirer la Voie lactée et les constellations. Nous aimons l’infinie beauté de ces choses simples et naturelles.

Accueil et partage

Nous vivons avec le sentiment que le monde a besoin de revenir à des évidences qui n’en sont malheureusement plus : manger, respirer, travailler, aimer, vivre. Si nous voulons conjurer le cauchemar d’une Terre ravagée et rendue stérile, il ne suffit pas de se faire son oasis. Il faut la partager : nous avons tous besoin de renouer avec une forme de culture plus paysanne, plus autonome, plus résiliente, plus reliée aux cycles de la Nature, plus simple. Ayant pris un peu d’avance, ayant goût à partager et désirant ardemment changer le monde à notre échelle, nous pouvons faciliter la tâche à ceux qui voudraient transformer leur quotidien. Nous pouvons montrer les techniques de notre vécu et comment chacun peut cultiver son bout de Terre, favoriser la biodiversité et contribuer à faire de notre Planète bleue ce qu’elle ne devrait jamais cesser d’être : un coin de paradis, une oasis dans l’Infini, un refuge, une retraite, un bel endroit pour vivre.

Six règles d’or pour vivre écolo

  1. Proscrire le superflu et le gaspillage.
  2. Recycler et valoriser les déchets (toilettes sèches, récupération de textiles, de matériaux, d’outils).
  3. Privilégier les matériaux écologiques (alimentation bio, habitat écologique, etc…).
  4. Rationaliser et optimiser nos déplacements (vélo, bus, covoiturage).
  5. Privilégier les circuits courts (et donc les produits locaux).
  6. Faire le maximum par nous même.

Chabatz d’entrar

Que ce soit pour une semaine de vacances au vert ou une simple visite de voisin curieux, chabatz d’entrar, finissez d’entrer, comme on le dit dans notre belle langue limousine.

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Bêêh !