Chronique des jours

Le Bois sacré

« Les forêts étaient autrefois les temples des divinités ; aujourd’hui encore, les simples habitants des campagnes consacrent un bel arbre à un dieu avec le rituel des anciens temps ; et nous adorons les bois sacrés et jusqu’au silence religieux qui y règne avec autant de dévotion que les statues où resplendissent l’or et l’ivoire. »

Pline, Histoire naturelle, XII-3

« S’il vous arrive d’entrer dans un bosquet d’arbres vénérables qui se dressent, majestueux au dessus des autres et dont les sombres rameaux entrelacés vous dérobent la vue du ciel, vous sentez la présence d’un esprit dans ce lieu. Telle est la noblesse du bois, la solitude du lieu, la solennité de l’ombre opaque. »

Sénèque, Epist. IX-12-3.

La notion de bois sacré renvoie à de nombreuses pratiques répandues dans le monde entier. Elle nous renvoie à nos origines d’animaux évoluant dans un milieu principalement forestier. Encore vivace en Afrique, le bois sacré y est le lieu de résidence des esprits, qu’il s’agisse de celui des Anciens ou de celui des divinités locales. C’est là que se tiennent les initiations pour les jeunes qui doivent apprendre les lois secrètes et les relations invisibles qui régissent le cosmos.

« Il semble que les bois sacrés aient été très répandus dans toute l’Europe de l’Ouest pendant la préhistoire. Il s’agissait de bois naturels ou plantés où il était estimé que la divinité locale résidait; de bois temples, où un temple était entouré d’arbres plantés; et des bois entourant ou couvrant les lieux de sépulture. Un trait commun de ces zones était leur inviolabilité; seuls les prêtres ou les organisateurs d’une cérémonie pouvaient y pénétrer. Dans certaines traditions, l’abattage d’un arbre dans un bois sacré pouvait signifier la mort du coupable. Il existe encore aujourd’hui des traces des bois sacrés druidiques dans certaines zones de la France, du Royaume-Uni et de l’Irlande.
L’ancien bois sacré de Nemi, près de Rome, en Italie, était consacré à la déesse Diane (Artémis dans la mythologie grecque), la divinité de la chasse (Brosse, 1989). Le nom de Nemi vient du grec et du latin nemos/nemus qui signifiait une forêt renfermant des pâturages, des bois et un groupe d’arbres considérés comme sacrés. Au sein d’un nemus on aménageait des clairières pour y faire paître les animaux.
Presque chaque tribu de l’ancienne Gaule paraît avoir possédé un nemeton ou lieu sacré de réunion entouré d’arbres et protégé par eux. Il s’agissait des centres du rituel religieux, et leur destruction était vue avec la même horreur qu’aurait provoqué la mise à feu d’un temple ou d’une église aujourd’hui. D’après Matthews et Matthews (2002), «… de nombreuses agglomérations [en Europe] étaient construites auprès des sites d’anciens bois, ou en ont tiré leur nom. Une fois que le christianisme s’est propagé à travers le monde occidental, les nemeton ont été détruits et des églises chrétiennes construites sur leurs cendres…». Aujourd’hui encore, dans les pays celtiques, on peut observer des offrandes de rubans suspendus à des buissons autour des puits sacrés, une ancienne coutume où la nature était vénérée comme une divinité féminine ou un principe de «mère terre».
Au plan politique, le «bois sacré» d’un groupe pouvait représenter une menace pour un autre, et les conquérants détruisaient souvent ces lieux pour exercer leur pouvoir sur les populations locales. Comme le narre Lucanus, par exemple, au cours du premier siècle César fit abattre un des bois sacrés des Gaulois afin d’abolir ce que les Romains considéraient comme des pratiques païennes. Pendant le Moyen Age, l’église chrétienne détruisit les bois sacrés celtiques et druidiques dans toute l’Europe dans le même but; l’interdiction imposée par l’église d’adorer les arbres et d’accomplir tous les rites connexes était peut-être due au fait que les premiers gardiens des arbres non seulement possédaient des connaissances (en général, sous forme de calendriers de plantation, propriétés médicinales des plantes, y compris les arbres, et d’autres types de savoir) mais exerçaient leurs pratiques et dispensaient leurs enseignements clandestinement et auraient pu représenter une menace politique; la destruction de leur «bibliothèque», pour ainsi dire, privait les magiciens de leur pouvoir
. »

Source FAO http://www.fao.org/3/y9882f/y9882f15.htm#TopOfPage

Les Gaulois, Peuples de la forêt

Lorsque César envahit la Gaule, le pays est essentiellement forestier. Il semblerait que les tribus Gauloises aient entretenu une relation presque symbiotique avec la forêt, y trouvant refuges et ressources. On trouve de nombreuses mentions des arbres sacrés dans les légendes dorées des évêques carolingiens évangélisateurs de la Gaule, qui se firent gloire d’avoir abattu les arbres les plus révérés par les païens. L’industrie romaine contribua largement au défrichement de ces forêts, que ce soit pour y trouver matière à la construction de navires ou alimenter les fours des potiers. Qu’on imagine les tribus amazoniennes assistant à la déforestation de leur milieu nourricier. C’est le même effroi que nos ancêtres ont du ressentir face au rouleau compresseur de l’impérialisme romain. A noter que lors de la bataille d’Alésia, les Lémovices envoyèrent leur chef Sedullos (« arbre ») au secours de Vercingétorix.

*Sources : La forêt gauloise vue des textes (Actes du colloque sur la forêt, Paris, 1967
https://www.persee.fr/doc/ista_0000-0000_1989_ant_396_1_2690#ista_0000-0000_1989_ant_396_1_T2_0158_0000

Un paganisme paysan solidement enraciné

Le mot païen dérive de la même racine latin pagus qui a donné les mots paysan, pays, paysage, campagne. Le pagus est une sous-division administrative romaine. Loin des villes, il s’agit d’un monde rustique, peu romanisé, où les croyances animistes gauloises ont perduré. De l’indo-européen pak, ce qui est fixe, solide.

Le pain des elfes

Les Gaulois estimaient au plus haut point la sphaigne pour ses nombreuses vertus et usages. Utile pour les maladies respiratoire, c’est un anti-oxydant. Agent de fermentation comestible, il entrait dans la composition du pain. Le lichen est un indicateur précis de la pollution des airs et de la bonne santé des forêts. Utilisé en parfumerie, il délivre une odeur subtile et musquée qui est la signature des meilleurs parfums. En teinturerie, on en tire le violet qui faisait la beauté des toges des sénateurs romains.

*Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/Evernia_prunastri

Role écologique des vieux arbres

Les vieux arbres sont des semenciers. Tels la reine chez les abeilles, ils produisent une quantité incroyable de graines qui est une manne pour tout ce qui vit, oiseaux, insectes, mammifères. Ils séquestrent des tonnes de carbone et même morts, continuent à faire vivre tout un monde. Nos Ancêtres qui vivaient dans les forêts ne pouvaient pas les ignorer puisqu’ils étaient pour eux source de vie, de chaleur et de nourriture. Connectés par le mycélium, ces « mêres des arbres » reconnaissent, nourrissent et éduquent leur progéniture, les obligeant à ne pas grandir trop vite afin de gagner en force et en résilience. C’est ce qu’à pu prouver le botaniste italien Stefano Mancuso et que confirme le français Francis Hallé. Les végétaux, qui composent 99.8 % de la biomasse, sont la forme de Vie prédominante sur notre Planète verte et bleue. Nous, animaux hominidés, sommes insignifiants et totalement dépendants de plantes qui nous permettent de vivre.

L’arbre, objet patrimonial garant de notre futur

Alors que mille chênes centenaires ont été abattus pour restaurer la charpente de Notre-Dame de Paris, les vieux arbres de nos campagnes doivent être cartographiés, classés et protégés au même titre que les clochers de nos villages. Témoins des siècles, ils font partie de notre patrimoine local et devraient faire l’objet de notre fierté et de tous nos soins. Il nous faut raconter leurs histoires, leur rôle écologique, donner des noms aux plus remarquables d’entre eux, les honorer avec des rubans et des guirlandes, créer des itinéraires touristiques, en faire des lieux de culte et de pèlerinage. Nos vieux arbres doivent redevenir des divinités locales qui nous relient aux forces chtoniennes du Passé.

Spécial Noel : des cadeaux simples et naturels

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Spirale mimétique (histoire de mes brebis)

Patrick et Sophie ont sauté le pas. Adieu Paris, ils s’installent en Limousin. Ils étaient ingénieurs, il seront maraichers.
C’est bientôt l’hiver et Patrick prépare le bois. Il est très fier car il a coupé deux stères.
Jean-François, le vieux voisin, s’accoude à la barrière et observe :
– C’est bien du travail.
– Je ne vous le fais pas dire. Parait que l’hiver peut-être rude en Limousin.
– Faudrait pas se retrouver dépourvu.
Et de cracher dans ses mains et de se mettre à son tour au travail. Une brasse.
Sophie dit à Patrick :
– Tu vois ce qu’il a fait ? Fais-en plus.
Patrick s’active. Quatre stères de plus. Il hèle Jean-François dans sa cour.
– Alors Jean-François, il va être froid cet hiver ?
– Ben ça, faut croire. On est jamais trop prudent.
Sophie est inquiète. Patrick se démène. Le tas grandit.
De l’autre côté de la barrière, Jean-François en fait autant.
– Vous ne vous ménagez pas.
– Et oui, l’hiver va être froid.
– Ca pour sur.
Sophie :- T’as entendu ce qu’il a dit ?
Patrick repart pour deux brasses. Il est en nage.Jean-François aussi.
– Voilà un beau tas de bois.
– J’espère bien. On ne veut pas mourir de froid.
– Vous avez bien raison. J’en frissonne d’avance.
Et ça scie, et ça cogne de tous les côtés. Des stères, des brasses, ils ne comptent même plus.
Essoufflé, Patrick hèle Jean-François.
– Si j’ai bien compris, on va tout droit vers un petit âge glaciaire. Moi qui croyait qu’on aurait plus d’hiver. Mais dites-moi, Jean-François. A quoi devinez-vous que l’hiver va être si froid ? On a pas même pas vu encore passer les grues !
– Et bien voyez-vous, mon brave père me disait toujours « nous autres, nous ne sommes que de pauvres paysans ignorants. Si tu veux devenir quelqu’un, regarde les gens de la ville et fais comme eux. Parce que eux, ils savent ».

Giono : lettre aux paysans

Publiée en aout 1938, alors que la guerre avec l’Allemagne semblait inéluctable, La Lettre aux paysans sur la pauvreté est un manifeste pacifiste anarchiste et anti technologique. Le romancier s’adresse aux paysans du monde entier, contre la guerre et contre l’État, qu’il soit Capitaliste, Communiste ou Fasciste. Il dénonce un monde soumis au culte de la vitesse, de la technique et du progrès, dont le propre est, petit à petit, d’éliminer le naturel au profit de l’artificiel. Il dénonce aussi un monde qui ne connait plus de mesure, à commencer par celle de l’Homme et de ses besoins primaires. Un monde qui aujourd’hui voit plusieurs centaines de millions de paysans souffrir de la faim. Cet éloge de la pauvreté et de la paix nous force à nous retourner sur la figure du paysan, à reconsidérer notre façon d’exister sur Terre mais aussi à questionner une société occidentale se donnant en modèle et refusant de fait toute contestation.

« Ce n’est pas seulement l’homme qu’il faut libérer, c’est toute la terre… la maîtrise de la terre et des forces de la terre, c’est un rêve bourgeois chez les tenants des sociétés nouvelles. Il faut libérer la terre et l’homme pour que ce dernier puisse vivre sa vie de liberté sur la terre de liberté […] Ce champ n’est à personne. Je ne veux pas de ce champ; je veux vivre avec ce champ et que ce champ vive avec moi, qu’il jouisse sous le vent et le soleil et la pluie, et que nous soyons en accord. »

« À côté de l’aisance de ces temps passés, les temps modernes ont créé une aisance qui ne peut rendre service au corps des hommes qu’à travers la monnaie. Et pour l’abondance c’est pareil. Les politiques vont encore m’accuser de vouloir revenir au moyen âge ; laissons les politiques. Ils n’ont que l’importance qu’ils se donnent. Il n’est pas question de moyen âge ici, il n’est question que de liberté. Ils vont vraiment à la fin nous faire croire que c’est l’aspect de cette liberté qui les rend tout de suite de mauvaise foi, tant ils la détestent. L’aisance et l’abondance de ces temps passés (qui ont aux yeux des politiques le grand tort d’avoir vécu en dehors de leur doctrine et comme malgré elle) étaient purement et pleinement corporelles ; la monnaie n’exerçait sur elles aucun contrôle. C’étaient des temps où l’on donnait beaucoup. Je suis obligé d’expliquer ; et c’est grave. Comprenez-vous combien c’est grave d’être obligé d’expliquer ça. On donnait abondamment aux uns et aux autres des pommes de terre, des haricots, des salades, des radis, de la farine, de la farine tant qu’on voulait ; il n’y avait qu’à demander et parfois même c’était le donneur qui disait : « Vous ne voulez pas de… n’importe quoi… tout. » Je ne mens pas. Demandez autour de vous, jeunes gens. Les arbres fruitiers, les pêchers, les abricotiers, les amandiers, les figuiers, les noyers, les pommiers étaient au plein des champs ouverts ; se servait qui voulait. J’ai mangé dans ma jeunesse mille fois plus de fruits et de meilleurs fruits que n’en mangent maintenant mes filles. J’étais le petit garçon d’un ouvrier cordonnier et d’une blanchisseuse et j’ai, moi maintenant tout en étant pauvre mille fois plus d’argent que mon père n’en avait. Et le plus beau est que tout le monde se servait avec discrétion. Ce serait un miracle si la chose arrivait de nos jours tant tout le monde aurait de hâte à profiter de l’aubaine. À cette époque, non ; la discrétion n’était même pas une qualité morale, c’était une qualité physique. Tout le monde avait assez de tout. Il n’y avait aucun intérêt à en prendre trop. Voilà ce que j’appelle donner. Oui, c’est bien cet extraordinaire qui s’est brusquement présenté devant vous, jeunes gens, quand j’ai dit le mot. C’est tout à fait ça. Vous voyez que l’abondance n’est pas un problème technique, que c’est exactement le contraire. Tout est une affaire de vrai et d’artificiel. L’abondance que vous recherchez, l’aisance que vous promettent vos mystiques politiques sont des aisances et des abondances artificielles ; celles que vous avez perdues étaient bonnement et simplement de vraies aisances et une vraie abondance matérielle. »

« Dans toutes les occasions le paysan travaille à vivre. […] On ne peut pas savoir quel est le vrai travail du paysan : si c’est labourer, semer, faucher, ou bien si c’est en même temps manger et boire des aliments frais, faire des enfants et respirer librement, car tout est intimement mélangé, et quand il fait une chose il complète l’autre. C’est tout du travail, et rien n’est du travail dans le sens social de travail. C’est sa vie. »

Lire le texte en entier ici : https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2015/11/24/jean-giono-lettre-aux-paysans-sur-la-pauvrete-et-la-paix/

Réseau Hortus – une oasis de biodiversité dans votre jardin

Il y a tant de mauvaises nouvelles ces derniers temps qu’il y a de quoi désespérer. C’est pourquoi nous sommes extrêmement heureux de vous partager cette initiative alsacienne pleine d’espoir et d’émerveillement : il s’agit d’Hymnenoptera, un jardin pédagogique situé en Alsace et animé par Sébastien Heim. Le but de ce jardin est de reconstituer autant de biodiversité que possible, que ce soit en terme de milieux, de végétaux et d’insectes. Prenez donc le temps de regarder attentivement cette vidéo pour vous rendre compte par vous-même.

Le fait est que Sébastien Heim, fort de ses connaissances entomologistes, expose une méthodologie solide et détaillée qui fait que chacun de nous qui possède un bout de jardin pourrait reconstituer une oasis de biodiversité au milieu des déserts pavillonnaires péri-urbains actuels. Mieux encore, chacun de nous peut diffuser ce film auprès de nos collectivités et de nos voisins pour diffuser cette méthodologie. Chaque terrain vague, chaque remblai, chaque bas-côté, chaque friche, chaque milieu humide est d’ores et déjà un refuge de biodiversité qui peut être optimisé, valorisé. C’est d’ailleurs la mission que s’est donnée le réseau Hortus auquel Heim appartient.

Au niveau des particuliers, un jardin de biodiversité Hortus est construit ainsi :
– découpage en trois zones, zone tampon (haies), hotspot (sauvage), production (potager)
– tonte sélective et différée
– installation d’abris pour la faune (tas de branchages, de pierres, troncs, hotels à insectes, nids, marres, etc…)

Cette philosophie repose sur trois piliers : utile, économique, esthétique. Utile car nous avons un besoin vital de biodiversité. Économique car moins d’entretien, moins de pétrole gaspillé, toute la matière est valorisée plutôt que d’encombrer les déchetteries et d’alourdir nos impôts locaux. Et enfin esthétique, car c’est l’émerveillement face à l’élégance aérienne d’une graminée dans la rosée du matin, les couleurs d’un tabac d’Espagne ou la danse du moro sphynx. On pourrait encore rajouter pédagogique, instructif, vivant. Pour plus d’explications, vous trouverez de nombreuses ressources utiles sur le site du réseau Hortus.


Dès maintenant, nous tous pouvons agir. D’abord en mettant en oeuvre son jardin, ensuite en faisant passer le message. Chacun de nous peut en parler à ses voisins, à ses amis, à sa mairie, à son école.

  • Photo d’illustration : une courtilière (grillon-taupe) à la ferme des Simples.


La mélisse de Moldavie, thé des Ouïghours

Dracocephalum moldavica, qu’elle s’appelle, notre copine du jour. Tête de dragon de Moldavie. Autant, on retrouve facilement la tête de dragon dans la fleur, autant la Moldavie est une fausse piste puisque cette plante merveilleuse nous vient du lointain pays des Ouïghours. Considérée comme une panacée*, cette labiacée asiatique exhale un parfum puissamment citronné. Traditionnellement utilisée comme médicinale pour traiter les maladies cardiovasculaires, elle fait l’objet de recherches scientifiques afin de ralentir la progression de la maladie d’Alzeihmer. Elle possèderait aussi des propriétés antiseptiques, digestives et anti-inflammatoires **. On pourra aussi l’utiliser avantageusement pour le traitement des migraines. Peu exigeante, elle s’intégrera avec bonheur à votre pharmacie du jardin où elle réjouira les insectes pollinisateurs.

En savourant son infusion, on aura une pensée solidaire pour le peuple ouïghour, héritier d’une civilisation deux fois millénaire et victime d’un ethnocide abject.

* Une panacée est une herbe médicinale considérée comme « bonne à tout faire »
** Les plantes contiennent des principes actifs et ne devraient être utilisées que sous la supervision de votre médecin traitant.